Bobette Morron

En ce merveilleux jour, clamons Bobette Morron l’aventurière escalope. Munie de sa machette, elle part à l’aventure vers l’inconnu. Objectif? Aucun. Son nougat est gelé et son thé amer, mais, courageuse comme un babacool en manque d’herbe, elle est prête à braver mille dangers afin de n’arriver à aucun but précis. Je vais vous conter les merveilleuses aventures de cette jeune damoiselle pour qui le froid, la peur, et même la faim étaient des sentiments aussi exploités que le cerveau de Paris Hilton. Voici donc,

LA FABULEUSE HISTOIRE DE BOBETTE MORRON

Chapitre 1: La traversée de Gille à dos de mammouth

Samedi 18 avril 2009
Tout d’abord, situer le contexte. La Gille était un petit pays. Ou peut être moyen. Ca dépend du point de vue. On dira donc petit. Donc, la Gille était un petit pays, coincé entre la Gelbique et le Trebagne. La Gille était peuplée de Gillets et de Gillettes. Il y avait beaucoup de féques parmi les Gillettes. La religion des fèques était la déféquation, la Gillette Mach 3 était leur déesse. Les Gillets les plus haut placés étaient appelés les Parballes. La plupart des Gillets étaient jaunes fluos, ce qui leur permettait de réfléchir le soleil, et donc de ne pas avoir trop chaud. C’était en fait complètement inutile, parce que, comme le disait le grand Hâr Gille, fondateur de la plus grande usine de potiches au monde, “PAYS DE MEEEEEERDE, J’EN AI RAS LA GLOTTE QU’IL PLEUVE TOUT LE TEMPS”. Aussi, d’après Gille d’As (As est une petite ville dans l’Ain), les Gillettes parlent souvent d’un ton tranchant. Ce sont là à peu près toutes les caractéristiques qu’ont les habitants de ce merveilleux pays qu’est la Gille. Revenons-en à Bobette.
Un beau matin, Bobette décida de partir en voyage, pour aller voir Sassoeur, une connaissance à elle. Mais, pas de chance, Bobette habitait le far west du sud de la Gille, et Sassoeur le farest point par rapport à elle. Elle se constitua une tribu de manants, Sonpair et Séfrair, et s’en alla. C’est là que commence réellement son épopée. Je reviendrai peut être plus tard sur son passé. Peut être.
Bobette prenait le commandement de ce voyage épique. Elle plaça Sonpair à la direction et Séfrair à la distraction. Et bien sur, le mammouth était préposé à l’avancement de la petite équipe. Le mammouth était un moyen très utile pour voyager: spacieux, confortable, plein de rangements pratiques entre ses poils, modifiable à fond. Il était disponible avec des ailes ou avec tous ses sens. Bobette était de la hauldeskoule (une secte adeptes du sirkisme, avec comme idole un majestueux Pikachu Rouge) et avait opté pour un mammouth possédant tout ses sens. C’était certes un peu plus polluant à cause des gaz, mais plus rapide. Bobette Morron avait toujours ses boules quiès diffuseuses de sons sur elle. Elle les inséra dans ses oreilles, pour ne pas entendre Séfrair se chamailler avec lui même (pauvre schizophrène…). Sonpair dirigeait tranquillement le mammouth, en faisant attention aux différents jaguar et autres chevaux cabrés qui jalonnaient la route. Il les traitait de péteux au passage, bien qu’il aurait bien aimé avoir un petit jaguar quand il était jeune… Mais bon, le mammouth, ça défonce. Séfrair était toujours en train de s’autochamailler. Bobette regardait le spectacle ébahi. Elle n’entendait pas ce qui se disait. Son père avait l’air en colère contre les cailloux qui formaient la route. Et, Séfrair, qui était un peu junky sur les bords, avait l’air d’engueuler Sonpair qui engueulait les cailloux parce que, selon lui “Ses pauvres cailloux ont autant le droit de vivre que toi et moi”. Jusqu’ici, tout ce passait à peu près bien. Le diffuseur de son émettait des bruits gutturaux provenant d’Interviou, un grand groupe de rock végétatif post apocalyptique de l’époque. Bobette souriait inconsciemment en écoutant ça. Le voyage se déroulait vraiment bien. Trop bien…
Le mammouth émit un bruit assez moche. *PidoupitepitepitePop* Mince. Il était en panne des sens. Vite, il fallait trouver une pompe à Pet Troll, sinon le mammouth allait tomber en rade. “300 mètres”. C’était raisonnable. L’arrêt Défaisse. Petit arrêt de campagne. Parfait. La compagnie s’engagea dans cet arrêt, et le mammouth pila. C’est là que les problèmes ont commencé. Les pompes à Pet Troll étaient un peu réticentes. Un peu beaucoup même. Bobette sorti sa machette et son escalope qui lui servait de bouclier, et s’engagea dans la bataille contre les pompes. Coup de machette à gauche, coup d’escalope au milieu, coup de boule à gauche… Elle puisait dans toutes les forces qu’elle avait accumulées jusqu’ici. Mais les pompes avaient le dessus. Sonpair décida de l’aider, accompagné de son fidèle Cartapus, son glaive. Ils terrassèrent les pompes et purent faire le plein de Pet Troll pour continuer leur voyage.
Bobette était un peu crevée de son combat contre les pompes. Elle décida donc de faire un somme. Ca lui ferait du bien. Elle appuya sa tête contre l’épaule de Séfrair, qui s’était enfin calmé. Et elle s’endormit. Elle rêva de Sirkisse, un dauphin à la crête aileronnée. Puis, elle se réveilla. Brutalement. Séfrair venait de se rendre compte qu’elle dormait sur son épaule et l’avait violemment rejeté à l’autre bout du mammouth. Elle défonça Séfrair à coups de nougats gelés. Elle n’arriverait plus à dormir maintenant. C’était malin tiens.
D’autres problèmes arrivèrent. Le gang de l’Han-nui. Un vieux gang de chinois qui arrivaient toujours à l’improviste et qui s’agrippaient aux gens sans qu’ils ne s’en rendent compte. L’Han-nui poursuivait donc notre groupe de joyeux lurons. Personne ne s’en était rendu compte sur le mammouth. Bobette sentait une présence. Elle se retourna, et vit Glandage, seigneur de l’Han-nui. Elle ne cria pas. Elle dégaina son escalope et sa machette et attaqua l’Han-Nui sur le rythme effréné d’Interviou. Elle terrassa aisément l’Han-nui, pendant que Séfrair la regardait, les yeux ébahi. Il n’avait surement pas vu l’Han-nui pointé son nez et était interloqué de voir Bobette bouger sans raison apparente. “L’hôpital psychiatrique” pensait-il. Mais ce serait dommage que notre héroïne aille en hôpital psychiatrique. Elle peut encore nous servir un peu. C’est pourquoi Bobette mit un coup de nougat gelé dans la tronche de Séfrair.
Et voilà, 10 heures de mammouth après être partis, ils étaient arrivé. Ils étaient à Rinsloeil, capitale de la binocle de luxe. Ils étaient chez Sassoeur.
C’est la fin de ce premier chapitre. “ENFIN”. Qui est l’espèce de dernier lettre de l’alphabet qui a dit ça? *w*

Chapitre 2: La traversée de la mer de champagne

Dimanche 19 avril 2009

Ah… une bonne nuit de sommeil. Bobette en avait bien besoin. Elle se préparait pour l’aventure du jour: la traversée la mer de champagne, en direction de “L’Île”. Elle se maquilla, un oeil, un seul. Ca lui donnait un look féroce. Hop, habillage, brossage de dents, un p’tit coup de champagne pour se mettre en forme, et c’était parti pour l’aventure.
Note: La mer de champagne est une mer assez récente. Elle a été “créée” après la guerre du raisin, il y a deux cents ans. C’est donc dans la région Champagne que cette guerre se déroula. D’un côté les alcooliques, de l’autre les producteurs de champagne. Ils se plaignaient presque de la même chose: les alcooliques trouvaient le champagne trop cher, et les producteurs trouvaient qu’il ne l’était pas assez. C’est à partir de ce désaccord qu’une guerre civile éclata. Ils se battirent, comme dans toute guerre digne de ce nom. Les alcooliques, hargneux et violents, étaient armés de tessons de bouteilles. Ils surpassaient en nombre et en force les producteurs de champagne. Mais ils étaient alcooliques, et ne courraient pas vraiment droit. Cependant, malgré ce léger handicap, ils restaient bien plus forts que tous les producteurs de champagne réunis. Ceux ci décidèrent d’augmenter leur force en créant une nouvelle arme: le Chompinator. Le Chompinator était une arme 100% écolo: elle compressait l’air environnant, puis le rejetait très vite. Les projectiles étaient des grains de raisins. Ceux ci atterrissaient à grande vitesse dans la tête des alcooliques. Le nom “Chompinator” vient du fait que, à chaque coup tiré, l’air expulsé produisait un *CHOMP* assez particulier. Mais les réserves de raisins vinrent à manquer. Les alcooliques reprenaient le dessus. Les ingénieurs producteurs mirent au point une espèce transgénique de raisin, qui donnait des récoltes normalement faite en un an, en un mois. Les producteurs plantèrent en masse cette nouvelle espèce de raisin. Ils avaient maintenant toutes les munitions dont ils avaient besoin. Il gagnèrent la guerre du raisin. Mais tout ne rentra pas dans l’ordre… Les plantations de raisin de la nouvelle variété s’étaient étendues sur toute la champagne, ou presque. Les récoltes de raisin étaient devenues trop dures à faire. Les producteurs s’en allèrent produire du mousseux en Côte d’Azur, et les plantations de raisin furent abandonnées. Au bout de quelques décennies, le raisin s’était tellement développé que des flots de jus de raisin se déversaient à travers la champagne. Ce raisin fermenta et se transforma naturellement en champagne. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous avons, sur une grande partie de la champagne, une mer de champagne.
Bobette se sentait en forme. Peut être était-ce l’effet du champagne? Elle ne savait pas. Toujours était-il qu’aujourd’hui, ils devaient traverser cette foutue mer de champagne. Séfrair, Sonpair et Sassoeur étaient prêts aussi. On aurait presque dit une famille. Ils se mirent en route vers L’Île. Tout d’abord, il fallait traverser Rinsloeil. Rinsloeil était une très jolie ville, avec ses églises, sa cathédrale, et surtout ses magasins de lunettes. Il faut savoir que le magasin de Madame Matuvu était un des plus grands et des plus beaux au monde: on y trouvait de tout. Des lunettes rouges, des monocles dorés, des microscopes greffables jaune nuit, des verres teintés marrons, et même des lunettes à la Elthon John. C’était magnifique d’entrer là dedans. Mais les lunettes n’étaient pas la préoccupation de notre héroïne. Elle préférait penser au champagne. Pourquoi? Parce que celui qu’elle avait bu le matin même lui était monté à la tête. Elle regardait tout autour d’elle, espérant, en secret, qu’aucun obstacle ne se glisserait subtilement sous son pied, ce qui aurait pour effet probable d’augmenter fortement la probabilité de chute. Non, décidément, jusqu’ici, elle tenait debout. On est Bobette ou on ne l’est pas… Ils arrivèrent au mammouth. Il faut savoir que la mer de champagne était assez dense, due à la concentration en sucre du liquide. Le mammouth parviendrait aisément à flotter dedans. Normalement. Ils s’assirent sur le mammouth, et prirent route vers L’Île. Sonpair était toujours aux commandes. Le trajet n’était pas assez long pour subir une quelconque attaque du gang de l’Han-nui ou autre. Ils purent admirer le paysage. Notre aventurière favorite ne se battrait décidément pas aujourd’hui… La mer de champagne était vraiment très belle. Des aspects dorés sur la plupart de la surface, quelques reflets rosés à droite et à gauche.. C’était magnifique. Il y avait des alcooliques qui sautaient ça et là hors du champagne. Leur foie avait appris à traiter le gaz carbonique que contenait les bulles du champagne. Ils avaient des bides surdimensionnés, mais, en compensation, ils arrivaient à respirer sous le champagne. Les alcooliques n’étaient pas les plus belles choses que l’ont pouvait voir en ces lieux, mais ils donnaient un côté festif au voyage. la traversée se déroula bien au final. Notre compagnie arriva à L’Île, où ils rencontrèrent Songranpair et Sagranmair, des connaissances, encore une fois. Ils allèrent manger tous ensemble dans un restaurant nommé “A la bonne glotte beurrée”. La spécialité de ce restaurant était, bien évidemment, le Stèquefrite, composé d’un steak et de frites. Bobette prit une tarte au maroille et un welch. En aventurière qu’elle était, elle ne fit qu’une bouchée d’une tarte de 23 centimètres de diamètre, et c’est pas rien, croyez moi. Le welch est un met local cuisiné à partir d’une “racaille”, communément appelé “Wesh”, arrosé d’une petite sauce d’enfer, la hell sauce. C’est ainsi qu’est fait le welch. C’est délicieux, parait-il. Le repas était fini.
Et puis rien. Le néant. J’ai beau être omniscient, faut bien que je dorme un peu. Donc voilà, je me rappelle plus de la suite de l’après midi…
Fin du chapitre 2.

Chapitre bonus: La chanson de Bobette Morron

L’aventurière, de Benelux

Egarée dans sa folie infernale
L’héroïne coule à flot, dans Morron
A la recherche de la drogue jaune
Le dealer s’appelle Mister Kamel Ouali
Avec l’ami Bullettefaur Maï Ballantine
Sauvée de justesse des tros gros flics
Stop au trafic de Colombie
Escalope à Amsterdam.

Escalope tendue vers le lit de Miss Clark
Prisonnière du dealer de Jarawak
En pleine terreur à Amsterdam
Isolée dans la jungle industrielle
Emprisonnant les policiers,
L’ennemi est démasqué
On a volé le paquet de Civa
Au téléphone, on répondra.

Et soudain surgit face au vent
La meilleure héroïne de tous les temps
Bobette Moronn contre tout drogué
L’aventurière contre tout guerrier
Bobette Moronn contre tout drogué
L’aventurière contre tout guerrier

Dérivant à bord de son sang
L’énorme drogue au parfum de chanvre
Son surnom, Ectasie X 10
En démantelant le gang de l’Archipel
Le breuvage des guerriers du Doc’Martin’s
Il en sortira toujours à temps
Telle l’aventurière solitaire
Bobette Moronn est la reine de la Terre.

Et soudain surgit face au vent
La meilleure héroïne de tous les temps
Bobette Moronn contre tout drogué
L’aventurière contre tout guerrier
Bobette Moronn contre tout drogué
L’aventurière contre tout guerrier

Bobette Moronn, Bobette Moronn, Bobette Moronn, Bobette Moronn, Bobette Moronn, Bobette Moronn, Bobette Moronn, Bobette Moronn, Bobette Moronn, Bobette Moronn, Bobette Moronn…

Manque plus que de le mettre en musique… Dommage, je joue d’aucun instrument… Vraiment dommage :3

Chapitre 3: De retour à Rinsloeil

Lundi 20 avril 2009
*TAAAAAK* Un objet métallique venait de s’écraser sur le sol. Pas très loin d’elle. le bruit avait réveillé Bobette en sursaut. A l’affut de n’importe quelle agression, elle avait déjà l’escalope dans la main, au cas où ce soit une attaque ennemie. Déplacement furtif à sa gauche. Elle était en état de choc, mais gardait une grande réflexion. Elle se trouva face à face avec son agresseur. Hop, coup d’escalope gelée dans les côtes. Il était à terre, envahit par la grande douleur. Bobette alluma la lumière pour voir qui cela pouvait bien être… C’était en fait Sonpair qui avait fait tombé le miroir en fer forgé juste à côté d’elle. Il avait envie d’admirer son fabuleux corps de bon matin. Bobette réfléchissait à la meilleure sanction qu’elle pourrait lui infliger. Elle hésitait entre les coups de fouet, classique, brutal, source de douleurs intenses, les coups d’escalope dans les yeux, effet garanti, les coups de nougats dans les bourses, le must en matière de “petit budget”, les bourses étant l’endroit qui faisait le plus mal, ou bien, dernier choix, le, oh combien sadique, piccolage forcé de thé amer. Bobette choisit finalement le piccolage forcé de thé amer. C’était son petit plaisir sadique de la journée. Pis, admettons le, Sonpair l’avait bien mérité. Ce fut à peu près le seul évènement de la matinée, sans compter les vomissements de Sonpair, car le thé amer, franchement, c’est indigeste au possible.
L’après midi, Bobette est allée faire un tour dans Rinsloeil avec sa troupe de joyeux lurons. Nous allons découvrir une nouvelle fois cette ville.
(Parenthèse culturelle:
Il faut que je parle de la ville de Rinsloeil. Je l’ai vaguement évoqué plus haut, sans vraiment préciser les choses.
Rinsloeil (orthographe désuète : Reims l’œil) dite « la Cité des Massacres » est une commune gilloise, située dans le département de la Hargne et près de la mer de Champagne. Ses habitants sont appelés les Rinslesyeux (un Rinslesyeux, deux Rinslesyeux, trois Rinslesyeux, Soleil).
Rinsloeil est une ville du nord-est de la Gille, à 129 km de Paris, dans la Champagne crayeuse (celle qui résiste encore et toujours à l’envahisseur (l’envahisseur étant la mer)). Rinsloeil bénéficie d’une position privilégiée au nord-est du bassin parisien notamment parce que les Rinslesyeux ont de larges bassins. La ville représente donc une étape agréable pour les touristes (surtout les touristes masculins).
Source: Wikipédia
Fin de la parenthèse.)
Bobette Morron évoluait maintenant rue après rue, affrontant tous les dangers possibles et inimaginables (ça se résumait assez souvent à un chihuahua, mais bon). C’est ainsi qu’elle tomba nez à nez avec… la route! Elle avait trébuché sur une basket laissée là par un SDF. Bobette décida qu’il était vital qu’elle retrouve ce SDF pour lui rendre sa chaussure. Quelle humanité. MAIS QUELLE HUMANITE. Franchement. Elle fit donc sentir la chaussure à Séfrair, qui les guida. Il avait l’air sur de lui, et les guida très vite. Loupé. Il les avait emmené à la pizzeria. Pichenette sur le museau de la part de Bobette. Et hop, il était reparti, cette fois à le recherche du vénérable clodo. En fin d’après midi, alors que Bobette commençait à renoncé, Séfrair les mena à un SDF. Il n’avait qu’une chaussure. Une jolie chaussure à talon, bleu marine sur le dessus et marron sur les côtés. Bobette n’était pas sure que la couleur était d’origine, mais peut importait. Elle salua le SDF et lui présenta la chaussure. Le SDF commença à la remercier bien chaleureusement de lui avoir rapporter sa chaussure. C’est là que Bobette fit vraiment ressortir son côté “aventurière prête à tout”. Elle retourna la chaussure et tabassa le SDF. “Non mais ça va pas?! Tu sais ce que ça fait de tomber la tronche la première à cause d’une *bip* de *bip* de chaussure de *bip*? Hein? ENFLURE”. Le SDF était tombé dans les vappes au “tomber”. Bobette repris son calme et enfonça simplement le talon de la chaussure dans le mollet du SDF. Ils rentrèrent, regardèrent la télé, et partirent se coucher. Vivement demain \o/
Fin du chapitre 3.

Chapitre 4: Cathédrama

Mardi 21 avril 2009
Nouveau jour. Nouvelles aventures. C’était un pléonasme pour notre aventurière favorite. Elle venait de se lever. Hop, en un clin d’oeil de cyclope, elle était prête. Il faut savoir que les cyclope, n’ayant qu’un seul oeil, démesuré, soit dit en passant, mettent plus d’une heure à cligner de l’oeil. Bref. Bobette était prête à affronter son dur quotidien, une fois de plus. Elle était dans les rues de Rinsloeil. Toujours à se promener. Gauche, droite, gauche, droite, gauche… Elle se le répétait inconsciemment, non pas qu’elle avait peur d’oublier comment marcher, mais juste pour s’occuper un peu l’esprit en marchant. Elle marcha longuement, sans but précis. Puis elle vit quelque chose d’horrible… Le maire secouait la nappe par la fenêtre de la mairie! Il polluait impunément cette magnifique place du centre ville sans s’en soucier d’aucune manière. Ses déchets allaient contaminer les pauvres pigeons de passage, qui, affamés, allaient dévorer des miettes de maïs transgénique, ce qui aurait pour effet certain de développer fortement leur production de matière fécale, et tout le monde allait gueuler. Tout ça à cause de ce satané maire qui ne connaissait pas les sacs plastiques… Bobette devint folle. Elle décida de renouveler l’évènement de la prise de la Basse Tea à une échelle réduite.
(Note historique:
La prise de la Basse Tea est un évènement de la Révolution Twinningale survenu il y a fort longtemps.
La reddition de la Basse Tea, symbole du thé Lipton, fit l’effet d’un séisme. « Forteresse du goût, et lieu sans sucrerie, la Basse Tea fut le premier rendez-vous de la Révolution.» Il y a fort longtemps, jour où la Bastille est prise d’assaut par les AnTeaYeah est, par tradition, considéré comme marquant la fin de l’«Ancien Théisme» et le début de la Révolution Twinningale.
(La Basse Tea étant un entrepôt de thé de la marque Litpon)
Source: Wikipédia
Fin de la note)
Elle allait prendre… LA CATHEDRALE DE RINSLOEIL. Avec pour seule arme son escalope et une mitrailleuse lourde. Bobette n’avait pas peur des gros machins. Comme son ancêtre Don Quichotte, elle allait attaquer la cathédrale et tout casser. Son esprit guerrier ressortait jusqu’au bout de ses cheveux… ils étaient fourchus pour pouvoir assaillir d’éventuels opposants sur un coup de tête. Elle était prête “à tout péter”. Ca allait chier des bulles. Elle avançait tel Schwarzenegger allant chercher son jambon à l’abattoir. Sur son chemin, les vieux se mettaient à courir. Les jeunes se demandaient qui étaient cette jeune femme au maquillage funky. Les hommes couinaient comme agneaux. Personne n’osait l’accoster. Tous la craignaient. Elle s’approcha d’un pas rapide d’un jeune homme blond. Il s’était fait dessus… “TOI!” (S’il ne s’était pas fait dessus juste avant, il se serait fait dessus à ce moment là.) “Montre moi le chemin vers la cathédrale s’il te plait! Je me suis perdue…” Le jeune homme l’accompagna jusqu’à la cathédrale, qui se révélait être juste derrière lui. Bobette remercia chaleureusement le jeune homme et commença l’assaut.
Elle commença à mitrailler la cathédrale. “HAHAHA, je t’ai eu foutue gargouille!”. Le seul être qui avait essayé de l’arrêter était un moine gâteux, dégarni et incontinent. Il se jeta sur l’épaule de Bobette. Elle se retourna vers lui. Elle le regardait de haut. Il était tombé en même temps… Elle le considérait, de toute sa splendeur. “T’as une jolie coupe tu sais?” Le moine parti en courant, les larmes aux yeux. Pourquoi tant de violence?! Bobette reprit l’assaut de la cathédrale. Elle tirait, tirait, tirait et tirait encore. Jusqu’à ce que le canon de la mitrailleuse fonde. De toute façon la cathédrale s’était écroulée depuis cinq minutes, les contreforts ayant cédés. Bobette avait passé toute sa rage dans les balles qui sortaient de sa mitrailleuse. Elle allait mieux, avait enfin pu se défouler. Et ça ferait chier le maire. C’était le mieux.
Mais… Le maire arriva sur les lieux de l’attentat, alors que Bobette s’y trouvait encore. Il la regardait. Bobette faisait de même. Il s’avança vers elle et lui tendit la main. Elle réfléchissait à la façon d’interpréter ce geste. Coup de nougat et d’escalope? C’était un coup de cheveux au final… Le maire était à terre. “Merci d’avoir raser la cathédrale.” Bobette était interloquée. Elle qui pensait atteindre ce foutu maire en rasant cette putain de cathédrale… Hop, coup de nougat dans les bonbons du maire. Il poursuivit “je vais enfin pouvoir construire ma villa avec piscine à la place de cette cathédrale qui prenait trop de place.” la rage de Bobette était revenue, encore plus forte qu’auparavant. Elle enfonça son escalope bien profondément dans la gorge du maire. “Va te faire mettre par un pigeon à trop haute capacité en matière fécale, espèce de maire deux.” Le maire était tellement blessé dans sa virilité qu’il courut à travers la place en levant les bras. Il finit sa course dans un mur, la tête la première. C’était un suicide plutôt original, il fallait l’avouer. C’était la fin de ce maire persécuteur de pigeon. Bobette était heureuse. Elle rentrait chez Sassoeur en chantant “I’m a rich sociable call girl, not far from home… I’ve just to remember where it is…”.
Fin du chapitre 4.

Chapitre 5: Le repos du guerrier

Mercredi 22 avril 2009
Oui, Bobette avait réussi à retrouver sa maison. Puis elle s’était couché, et avait fait de beaux rêves. C’est à peu près tout ce qu’il se passa cette journée là… Peut être le mieux serait de raconter un de ses rêves, histoire de combler le vide? Oui, pourquoi pas…
Le rêve le plus intéressant qu’elle fit cette nuit là concernait la vie un chat. Mais c’était un chat pas comme les autres. Un chat magique qui pouvait prendre une forme humaine. Imaginez à quel point ça peut être utile (si vous trouvez, envoyez moi un mail). Et ben oui, il peut, par exemple, griller toutes les queues. Hop, transformation en chat, “Meooow” “Oh, qu’il est mignoooon”, il arrive en bout de queue, hop transformation en homme, “Bonjour, je voudrais une brosse à poil”. C’est génial, non? Et donc, ce chat, appelé Eustache (ne pas chercher pourquoi), était très malin. Il était devenu un célèbre truand, “le voleur invisible” qu’ils l’appelaient. Il entrait dans les banques, en chat bien sur, courait jusqu’au coffre fort, pendant que tout le monde lui disait “Han, t’es mignon toi, gazou gazou”. En plus de braquer la banque, on lui faisait des papouilles, magnifique. Donc il entrait dans les coffres forts, se transformait en homme, choppait des billets, et repartait avec plein d’argent, comme si de rien n’était. Aucune alarme, aucun moyen de dire qu’il volait quoi que ce soit, c’était machiavélique. Malheureusement, un jour, il se fit prendre. Son instinct de chat lui dictait son mode de vie “manger/dormir”. Il dépensait tout son argent en boite de conserve de lasagnes (Garfield, quitte ce corps!), et le magasin Super U à côté de chez lui trouvait sa louche qu’il achète des palettes entières de Whiskas, en payant avec des billets de 500€. Il se fit chopper, coffrer, et repose maintenant en prison. Inutile de préciser qu’en tant que chat, il s’est faufilé à travers les barreaux et s’est barré très très long. *FIN*
Ca a surement une connotation phallique.
Fin de ce chapitre inutile.

Chapitre dernier: Bobette, à la recherche de l’arche perdue


Jeudi 23 avril 2009

Bobette était sur le chemin du retour, sur son mammouth tous sens. Elle était en train d’écouter Interviou, encore et toujours, vautrée à sa place. Ca faisait quelques heures qu’ils évoluaient sur l’autoroute, sa compagnie et elle. Rien ne s’était passé… Depuis le coup de la cathédrale, plus personne n’osait s’approcher d’elle, et encore moins la toucher. A part Séfrair, qui se prenait des coups de nougat à la pelle. Mais c’est différent, il est fou. Il vient à l’esprit de notre héroïne qu’elle avait faim. Elle voulait s’arrêter manger quelque part sur cette autoroute déserte. Il lui semblait qu’à l’aller, elle avait vu un restaurant pas loin d’ici. Une arche, comme ils appellent ça. Problème: aucun signe d’arche. Mince, c’était balo… Soit l’arche avait disparue, soit la mémoire de Bobette lui jouait des tours. Comme Bobette est une fabuleuse personne, hors du commun, et tout ça, on va dire que l’arche avait disparue. Ô drame, où pouvait elle bien être?! Bobette avait faim, et elle devenait comme Hulk tout à coup. “FAIIIIIIIIIIIIIIIIM” criait elle. Elle décida donc de chercher l’arche… Coup d’escalope dans la tronche de Sonpair. Le mammouth s’arrêta brusquement. C’est déjà un bon début. Bobette mis un pied à terre, sur le macadam brûlant. Vous savez, c’est comme dans les films. La caméra au sol, le petit effet “Ouh ça brule” créé par la déformation visuelle au niveau du sol, et le héros qui avance vers la caméra. Sauf que là, aucun effet spécial, c’est vraiment ce qu’il était en train de se passer. Bobette marchait sur l’autoroute, seule. Toujours à la recherche de l’arche. Cinq minutes après être partie, elle en eut marre et s’en retourna vers son mammouth. Elle allait manger cette pauvre escalope sans défense, l’arche resterait perdue à jamais.
En fait, l’arche était sur une autre autoroute, et notre héroïne s’était majestueusement foiré. Mais on ne lui en veut pas. Elle rentra chez elle. C’est la fin des aventures de Bobette Morron. Merci d’avoir lu (huhu).
Fin du dernier chapitre.


One Response to “Bobette Morron”

  • Carole Says:

    Yeah =D
    Et soudain surgit face au vent
    La meilleure héroïne de tous les temps
    Bobette Moronn contre tout drogué
    L’aventurière contre tout guerrier
    Bobette Moronn contre tout drogué
    L’aventurière contre tout guerrier…

    (a y est je l’ai dans la tete xD)

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